Idées clés
L’évolution est un changement des fréquences alléliques au fil des générations. La sélection naturelle agit sur la variation héritable de la valeur sélective, tandis que la dérive, le flux génique et la mutation modifient les fréquences sans égard à la valeur sélective.
- La sélection naturelle exige variation, hérédité et survie ou reproduction différentielle. La valeur sélective est le succès reproducteur relatif, et le coefficient de sélection s est le désavantage de valeur sélective.
- La dérive génétique est un changement aléatoire de fréquence allélique, plus fort dans les petites populations. L’effet fondateur et le goulot d’étranglement en sont des cas particuliers.
- Le flux génique déplace des allèles entre populations et réduit leurs différences. La mutation est la source première de nouveaux allèles.
- Une horloge moléculaire estime le temps de divergence à partir du nombre de différences de séquence et d’un taux de substitution connu.
Équations clés
q′ = q(1 − sq) ÷ (1 − sq²)w = 1 − sdivergence time = difference ÷ (2 × rate)F = 1 − H_obs ÷ H_exp
Exemple résolu
Un allèle a pour fréquences p = 0,6 et q = 0,4, et l’homozygote récessif a un coefficient de sélection s = 0,5. Après une génération, q′ = q(1 − sq) ÷ (1 − sq²) = 0,4 × (1 − 0,2) ÷ (1 − 0,08) = 0,32 ÷ 0,92 = 0,35. Deux espèces qui diffèrent sur 6 % des sites avec un taux de divergence de 2 % par million d’années se sont séparées il y a environ 3 millions d’années.
Erreurs fréquentes
- Dire que les individus évoluent. Ce sont les populations qui évoluent ; les individus ne changent pas leurs allèles.
- Croire que la sélection crée la variation nécessaire. Elle n’agit que sur la variation déjà présente.
- Traiter la dérive comme de la sélection. La dérive est aléatoire vis-à-vis de la valeur sélective.
Pratique
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